La DGCIS est chargée de mener une réflexion sur les « atouts du télétravail ». Nicolas Gros, Administrateur du GPNI, représente la CGPME dans le cadre de ces réunions.
Le constat :
Le développement rapide et exponentiel des technologies de l’information et des télécommunications a, et aura un impact considérable sur les modes de travail : Il en bouleverse les rythmes, en affecte les lieux, oblige à redéfinir les relations de travail (humaines et contractuelles)
Dans ce contexte, il nous semble nécessaire de traiter le sujet au-delà de la simple définition légale : les pratiques de télétravail précédant largement leur formalisation.
Les atouts du télétravail ont été largement mis en évidence en termes économiques, écologiques et social :
• Le télétravail permet de fixer des activités économiques, donc de l’emploi dans des zones isolées
• Son « bilan carbone » est très favorable par rapport au sédentaire
• Il répond à des aspirations sociales croissantes en terme de flexibilité dans la gestion dutemps, d’équilibre travail/vie privée, et de reconnaissance d’une hiérarchie de compétences et de valeur ajoutée.
Il comporte néanmoins des risques potentiels importants de désocialisation des salariés et d’accroissement des pratiques de délocalisations dans une économie mondialisée.
Aujourd’hui les pratiques de télétravailen France restent en retard par rapport à d’autres pays d’Europe, elles concernent essentiellement les emplois administratifs, de relations clients et informatiques.
Elles prennent trois formes :
• Des télésalariésau sens de l’ANI de 2005
• Des indépendants, réalisant des prestations en télétravail
• Des télécentres
Le recours au télétravail semble aujourd’hui concerner essentiellement les grandes sociétés.
Recommandations :
Développer un politique volontariste pour le développement de toutes les formes de télétravail.
Mesures incitatives :
Mesures palliatives aux principaux risques identifiés :• Favoriser la création de centres de télétravail dans les territoires isolés et à proximité des grands nœuds de communication
• Prendre en compte le lieu de télétravail pour les incitations financières d’implantation en « zones prioritaires »
• Favoriser la création de télécentres
• Développer une politique incitative au télétravail pour les indépendants et salariés de multi-employeurs : leurréussite débouche en effet sur la création d’une TPE.
• Favoriser activement la sous-traitance vers les TPE/PME : le télétravail de prestations n’étant qu’une forme de sous-traitance particulièrement favorable audéveloppement de TPE/PME dans les territoires.
• Risque de délocalisation : Développer la compétitivité globale du télétravail en France vs étranger
• Désocialisation : Adapter au télétravail les dispositifs législatifs relatifs à la gestiondes RH : Formation tout au long de la vie, ...